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15 janvier 2016 Deuxième série de tables-rondes 15h45-17h15

Table-ronde 3 – Classes sociales et productions des savoirs sur les sociétés africaines (salle 234C)

Cette table-ronde s’intéresse à la place et à l’analyse des stratifications sociales dans les objets de recherche et les cadres scientifiques des études en sciences sociales sur l’Afrique. Les classes moyennes et les élites font-elles par exemple l’objet d’un investissement académique minoritaire? Quels postulats de recherche influencent la production des connaissances socio-économiques, politiques mais aussi historiques, relatives aux groupes et aux sociétés étudiés ?
Les études africaines possèdent un important héritage intellectuel issu du marxisme des années 1960 et 1970. Qu’est-il advenu de sa transmission aux jeunes générations de chercheurs ? De nouveaux objets se réapproprient-ils cet outil d’analyse et comment l’adaptent-ils au contexte de globalisation actuel des sociétés africaines, aux processus de domination et de mobilisation politiques qu’il construit ? Quelles formes revêt alors l’actualisation du concept de classe sociale dans les recherches actuelles sur l’Afrique ? Les études dans le domaine du développement et de l’aide internationale ont également contribué à orienter les analyses académiques en se focalisant sur les causes et les marqueurs de la « pauvreté » en milieu rural et urbain. Cette dimension fait partie intégrante de la recherche. Comment le « populisme développementiste » et le « populisme en sciences sociales » (Olivier de Sardan, 1990) ont-ils cependant remodelé l’appréhension et la définition des objets de recherche associés à l’Afrique, ainsi que les représentations académiques des sociétés étudiées ?
Les prospectives de la Banque mondiale et de la Banque Africaine de Développement ont mis à jour dans plusieurs pays du continent depuis les années 2000 l’émergence de classes moyennes associées à des mobilités et un consumérisme croissants, ainsi qu’aux usages des nouvelles technologies. L’afflux de fonds et d’investissements des « diasporas » ou encore le développement de loisirs touristiques attestent par exemple de mutations socio-économiques importantes. La notion de classe moyenne est alors associée à un renouvellement des définitions de la « pauvreté » en termes de capacités : quelle est sa pertinence scientifique et sa résonance politique? Comment les classes moyennes et les élites au sein des sociétés africaines, ainsi que les transitions descendantes ou ascendantes entre catégories sociales, peuvent-elles désormais être abordées ? L’analyse de ces mutations socio-économiques, mais également politiques, s’inscrit-elle en continuité ou en rupture avec les études historiques sur les stratifications sociales des époques pré et post-indépendance ? Quels changements peut-on observer dans la construction et la hiérarchisation des groupes sociaux ?
Enfin, la question de la place et de l’analyse des rapports sociaux de classe dans les objets de recherche sur les sociétés africaines peut interroger le courant théorique des Subaltern Studies qui imprègne depuis quelques années les débats universitaires et a favorisé une approche spécifique des groupes sociaux « dominés ». En quoi celle-ci se distingue-t-elle des autres perspectives académiques pour appréhender les clivages socio-économiques et identitaires internes aux sociétés étudiées ? Quelles sont ses incidences dans la construction et la production des savoirs et quelles analyses critiques induisent-elles ? Comment les études relatives aux circulations transnationales et leur renouvellement viennent-elles mettre en perspective et redéfinir les rapports de domination socio-économique tels qu’ils sont pensés dans la recherche sur les sociétés africaines ?

Organisatrice : Elsa Paris (CESSMA, Université Paris Diderot)

Intervenant(e)s :
Riccardo Ciavolella (LAIOS-IIAC, CNRS)
Jean Copans (EHESS)
Monique de Saint-Martin (IRIS, EHESS) (sous réserve)
Violaine Tisseau (IMAf)

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15 janvier 2016 Première série de tables-rondes 14h-15h30

Table-ronde 2 : Positionnalité du (jeune) chercheur sur le terrain (salle 237C)

Cette table-ronde propose de faire le point sur les méthodologies de terrain adoptées par les (jeunes) chercheurs au sein des sociétés africaines. Quelle est la place de l’enquête et quelles sont ses modalités dans un contexte de renouvellement constant des objets de recherche sous l’effet de la mondialisation ? Comment se construisent par exemple les terrains multi-situés ? Quelles sont les incidences sur l’évolution de la recherche et la production des connaissances ?
Dans le cadre d’une discussion transdisciplinaire, nous proposons d’analyser et de comparer les méthodes et les pratiques adoptées en fonction du terrain, de sa durée, de ses lieux et de la spécificité de ses objets. Les données de terrain étant vouées à être transformées en production écrite, on se demandera également comment l’écriture scientifique varie selon les terrains entrepris et les disciplines de recherche. Celle-ci utilise également de plus le plus le recours à l’audiovisuel : quelles sont les apports méthodologiques de
cette approche et quels questionnements réflexifs spécifiques permet-elle ?
Pour analyser et déconstruire la relation « chercheur-terrain », il s’agit d’abord de souligner le rôle de l’enquêteur et de ses caractéristiques sociales. L’accès au terrain, le déroulement et le résultat de la recherche sont-ils susceptibles d’être influencés par l’âge, le genre, la classe sociale, la nationalité de l’enquêteur ou encore l’assignation identitaire dont il peut faire l’objet ? Comment trouver un juste équilibre entre la quête, parfois obsessionnelle, d’une neutralité idéale et la subjectivité du (jeune) chercheur, parfois refoulée, dans la production des données ? Enfin, quels enjeux et quels biais interprétatifs peuvent impliquer le fait de faire une enquête « chez soi », ou comment aborder des sujets sensibles dans un environnement où le (jeune) chercheur a été impliqué autrement avant ses investigations ? Comment se traduit alors la distance nécessaire à la recherche ?
Les problématiques liées aux langues usitées durant l’enquête restent également cruciales. Le choix de la langue de travail, et plus généralement la question de la maîtrise des langues souvent plurielles sur un même terrain, peut être déterminant et influencer fortement tant l’implication du (jeune) chercheur, son accès au terrain, que les résultats de sa recherche. Quels enjeux constitue le recours aux langues « locales » au cours de l’enquête ? Quelles peuvent être les conséquences de l’utilisation de langues européennes ou d’un recours aux interprètes, que l’on soit un enquêteur étranger ou natif du pays, de la région étudiés ? La recherche en études africaines est par ailleurs aujourd’hui très diversifiée et s’ouvre de plus en plus à un large éventail de sujets et d’objets. Aussi, le (jeune) chercheur est-il confronté à la gestion de sujets « subversifs » ou « à risque » pour lui ou ses interlocuteurs, tels que pour des recherches dans des zones de conflits ou des lieux d’instabilité politique, sociale, sécuritaire, alimentaire, qui affectent tant la position du (jeune) chercheur que le déroulement de son enquête. D’autres objets s’intéressent à des problématiques mémorielles dont les frontières entre passé et présent sont très floues et peuvent conditionner politiquement et socialement le (jeune) chercheur au coeur de ses enquêtes.
Enfin, cette table ronde souhaite interroger l’apport et l’influence d’autres pratiques de terrain parallèles aux enquêtes effectuées dans un contexte académique. Quels changements subissent les approches méthodologiques et questionnements théoriques lorsqu’ils sont impliqués partiellement ou entièrement dans un contexte de consultance ou d’expertise ? Face à une précarité académique croissante, en Europe comme en Afrique, de plus en plus de (jeunes) chercheurs sont confrontés à cette question, ainsi qu’à des choix professionnels entre secteurs publics et privés, à la fois pour financer leurs enquêtes et pour trouver un poste. Quelles incidences cette multiplication des finalités de l’enquête a-t-elle dans la production des connaissances sur les sociétés africaines ?

Organisatrice : Elizaveta Volkova (IMAf, EPHE)

Intervenant(e)s :
Andrea Ceriana Mayneri (IMAf) (sous réserve)
Ismaël Moya (LESC, CNRS)
Fatoumata Ouattara (LPED, IRD)
Caroline Panis (CERLIS, Université Paris Descartes)
Tatiana Smirnova (RIAM, EHESS)

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15 janvier 2016 Première série de tables-rondes 14h-15h30

Table-ronde 1 – Etudier les Afriques, avec ou sans paradigmes postcoloniaux ? (salle 234C)

Il semble aujourd’hui difficile d’aborder la question des paradigmes postcoloniaux sans que ne viennent à l’esprit les débats passionnés qu’ils suscitent, à l’instar de celui de leur réception dans le champ académique français. D’une déconstruction épistémique utile du regard porté par l’Occident sur le reste du monde à des postures mêlant revendications identitaires et politiques, les études postcoloniales, dont les orientations se sont pourtant multipliées, semblent souvent procéder à la reconduction de ce qu’elles s’étaient donné pour objectif de déconstruire : le piège de la binarité. Pour autant, les objets de recherche des sciences sociales s’intéressant aux Afriques apparaissent de plus en plus imprégnés de paradigmes postcoloniaux pluriels : quels sont-ils ? La complexité de leurs interactions avec des postulats d’ordre socio-politique rend parfois leur définition difficile ou masque leur prégnance. Comment comprendre les questionnements épistémologiques qu’ils suscitent ou la banalisation de postulats épistémiques pour certains objets de recherche ? L’importance croissante de l’orientation postcolonialiste dans les travaux des jeunes chercheurs par exemple est-elle liée à une dimension « émique » du terrain qui rend indispensable l’usage de ces outils théoriques, à une absence de mise en perspective de ces derniers, à une torsion faite aux données de terrain liée à un aveuglement conceptuel et politique ? Quels liens ces positionnements théoriques entretiennent-ils aujourd’hui avec les courants de la Négritude et de la Blackness ? Alimentent-ils des débats autour de la racialisation des acteurs de la recherche et des sociétés étudiées ?
Ces interrogations ont pour but de permettre aux jeunes chercheurs de questionner leurs objets d’étude et méthodologies de recherche, les données ethnographiques, ainsi que les dynamiques globales à l’oeuvre sur les « terrains africains », remettant parfois en cause l’usage de certains paradigmes et cadres scientifiques. Ainsi, à quelles limites le postcolonialisme, comme d’autres courants avant lui (fonctionnalisme ou structuralisme), se heurte-t-il pour saisir les configurations des sociétés africaines globalisées ? Y a-t-il une « nécessité » de dépasser une approche postcolonialiste dictée par le terrain où subsistent entre autres des rapports sociaux racialisés, réels ou idéologiques – ou par un positionnement lui-même éthique et politique ? Par exemple, même si les sociétés africaines actuelles sont le produit de diverses expériences de colonisation, les faits historiques les plus étudiés sont la traite négrière et la colonisation européenne, comparativement à la traite transsaharienne. Faut-il y voir un effet d’accentuation de politisation des faits historiques ramenée à la période contemporaine ? A l’inverse, une analyse des sociétés africaines au prisme des classes sociales, considérant d’autres hiérarchisations qui relativisent la prédominance du postulat identitaire, peut-elle permettre de nuancer et questionner différemment la reproduction de certaines catégorisations ethno-raciales, y compris dans l’étude des réseaux « diasporiques » issus du continent ? Quelles limites peut-on poser à cet angle d’analyse ? Enfin, peut-on envisager une voie médiane qui reformule le projet scientifique postcolonial pour analyser les Afriques et leurs interactions avec le reste du monde ? Quelles seraient alors ses incidences académiques ?
Cette discussion pointe en filigrane la place du chercheur par le regard qu’il porte sur ses objets de recherche, les relations personnelles et professionnelles qu’il entretient avec les sociétés étudiées, ses propres représentations de l’Afrique, et pousse à un questionnement réflexif qui interroge aussi le développement et le recours aux paradigmes postcoloniaux : d’où parlons-nous et au nom de qui ?

Organisateur : Tonda Mahéba (IRIS, EHESS)

Intervenant(e)s :
Jean-Loup Amselle (EHESS)
Rémy Bazenguissa-Ganga (IMAf, EHESS)
Elise Pape (IRIS, EHESS)
Sami Tchak (Écrivain)

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15 janvier 2016 Cinquième session de panels 11h-12h45 Entre passés et présents

Panel 24 – Patrimoine, patrimonialisation, tourisme (salle 253E)

La protection des « traditions » culturelles et d’ensembles paysagers africains est une préoccupation apparue pendant la période coloniale, avant la normalisation d’une définition universaliste et internationalisée du patrimoine par l’Unesco. De nombreux acteurs locaux, nationaux ou internationaux participent depuis aux processus de patrimonialisation, renouvellent la définition de leurs objets ou contestent leurs enjeux. Le patrimoine constitue un construit social et un outil politique qui induit des stratégies conflictuelles autour de ses usages et des identités qu’il dessine. Ses valorisations sélectives modifient le rapport au passé, redéfinissent les savoirs socio-historiques et culturels et influencent leur circulation. Elles impliquent également des recompositions territoriales qui engendrent des questions économiques et des modes de hiérarchisations sociales. Ce panel propose d’analyser la « fabrique du patrimoine » africain sur le temps long, ainsi que ses enjeux territoriaux, identitaires et politiques, en incluant les objets patrimoniaux qui ne sont pas institutionnalisés et qui questionnent la définition mondialisée du patrimoine. Les analyses épistémologiques liées à la (re)construction et à la circulation des savoirs, ou encore aux inégalités et distinctions sociales résultant de la valorisation patrimoniale, seront appréciées. Elles incluront les pratiques du tourisme culturel qui révèlent des contestations, discours alternatifs ou contournements des usages officiels du patrimoine et interrogent les savoirs qu’il incarne.

Benjamin Barbier (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) & Eustache Amoussou (Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)
« Entre le local et l’universel : la fabrique du patrimoine à Porto-Novo (Bénin) »

Eliane Djemgou (EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« La réinvention de la tradition dans les chefferies et les funérailles bamileke pour le développement du tourisme. »

Monica Labonia (Université Nice Sophia Antipolis)
« Le rôle du patrimoine culturel dans le processus de pacification et intégration régionale : le cas d’étude de l’initiation masculine du village sénégalais de Youtou »

Boubacar Sambaré (CESSMA, Université Paris Diderot, Université de Ouagadougou)
« Les métiers à tisser améliorés et l’essor de l’artisanat textile au Burkina Faso (des années 1960 à 2010) »

Discutant(e)s :
Saskia Cousin (Université Paris Descartes)
Marie-Pierre Ballarin (URMIS, IRD)

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15 janvier 2016 Cinquième session de panels 11h-12h45 Entre passés et présents

Panel 23 – Fabriques mémorielles (salle 244E)

Comme dans d’autres régions du monde, mémoire et histoire sont articulées et recomposées à différentes échelles sur le continent africain. Elles sont associées à des objectifs politiques, économiques et sociaux diversifiés, qui font aussi écho aux enjeux de légitimation politique des Etats-nations. De la « fabrique des grands hommes » aux processus de reconstruction de la mémoire des conflits, en passant par un retour de la mémoire coloniale qui oscille entre rejet et nostalgie, l’histoire est réinterprétée, hybridée et frôle souvent la fiction. Ce panel transdisciplinaire propose d’interroger les constructions mémorielles selon différents angles. Il s’agira par exemple de décrire et d’expliquer la façon dont l’histoire se mythifie, l’évènement entre dans la légende et la personne historique devient héroïque. Quels sont les acteurs de ces processus, les outils qu’ils mobilisent, les arènes dans lesquelles ils se déploient, ou encore l’impact politique, médiatique ou culturel de ces récits ? On s’intéressera également au traitement actuel des matérialités du passé qui informe sur la transformation des pratiques, des représentations et des discours dans les processus historico-mémoriels et la circulation des savoirs. Nous questionnerons enfin la position du chercheur face à ces enjeux de mémoire : comment observer et analyser les réécritures de l’histoire et comment rendre compte de leur imbrication et de leur circulation ?

Isabelle Denis (Université Paris-Sorbonne)
« Mayotte, entre construction d’une mémoire et appropriation de son histoire »

Pierre Leroux (CERC, THALIM, Université Sorbonne Nouvelle)
« Le rêve des autres, représentations des deux premières Chimurenga dans l’oeuvre de Dambudzo Marechera »

Simon Ngono (GRESEC, Université Grenoble Alpes) & Charles Le Grand Tchagnéno Téné (LIP, Université Grenoble Alpes)
« La presse camerounaise et la construction de la représentation sociale du martyr »

Discutant(e)s :
Maria Benedita Basto (CRIMIC, Université Paris-Sorbonne)
Marie-Aude Fouéré (IMAF, EHESS)

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15 janvier 2016 Cinquième session de panels 11h-12h45 Entre passés et présents

Panel 22 – Imaginaires, pratiques et connexions linguistiques 2 (salle 238C)

Les langues introduites par les anciens empires coloniaux européens (le français, l’anglais, le portugais, l’espagnol) s’entremêlent avec les autres langues du continent, elles-mêmes parfois issues d’anciens empires (à l’instar de l’amharique), ou encore avec l’arabe. Ce panel interroge les pratiques langagières au regard des évolutions, imbrications, rapports de force et interrelations entre les différentes langues usitées, à travers des études de cas linguistiques, historiques, sociolinguistiques, ou des illustrations en littérature et dans les arts. Ces frontières fluctuantes engendrent des rapports de domination, des constructions mythifiées et des investissements identitaires complexes qui dépendent des subjectivités des acteurs, des lieux et de multiples désirs d’appartenance. Les variations linguistiques, comme les rapports de pouvoir symbolique, inscrits dans des contextes mouvants de plurilinguisme et de multilinguisme, rendent par exemple les politiques linguistiques ou les campagnes d’alphabétisation en « langue locale », complexes à harmoniser. Les communications attendues pourront donc analyser les jeux d’échelles et de labilité entre les langues, qui induisent des dynamiques plurielles de bricolage, syncrétisme, rejet et appropriation. Ce panel s’intéressera également au positionnement du chercheur face à l’usage des langues lors du travail de terrain, le choix linguistique constituant un enjeu méthodologique qui détermine tant l’accès au terrain que la production des données.

Ferhat Balouli (Université Mohand Oulhadj de Bouira)
« Les langues dans les villes algériennes. Enjeux de statut et d’appartenance »

François Ousmane Dupuy (Institut de Langues et littératures romanes, Université Goethe, Francfort)
« Rapports inter- et transculturels et traduction de la littérature subsaharienne de langue française dans l’espace germanophone »

Amos Kamsu Souoptetcha (Université de Maroua)
« La néonymie au coeur du discours des écrivains négro-africains : problématique des identités linguistiques »

Lozzi Martial Meutem Kamtchueng (Université de Maroua)
« Il a coupé la petite-là. A Linguistic Study of the Language of Sexuality in French-Speaking Cameroon »

Discutant(e)s :
Aïssatou Mbodj-Pouye (IMAf, CNRS)
Cécile Van den Avenne (ICAR, ENS Lyon)

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15 janvier 2016 Cinquième session de panels 11h-12h45 Identités et modes de socialisation

Panel 21 – Corps, genre(s) et sexualité(s) 2 (salle 237C)

Depuis deux décennies, les études africaines ont pleinement investi les réflexions initiées par les études de genre, que ce panel vise à aborder par le prisme du corps et des sexualités. En abordant les thématiques liées à la prostitution, au concubinage, au mariage, aux pratiques sexuelles, mais aussi à l’homosexualité et à l’hybridité du féminin et masculin, il s’agit d’interroger la construction et l’articulation d’un ensemble de discours et de pratiques de colonisation, d’encadrement et de gestion de l’intime dans les sociétés africaines. Il s’agit aussi de « reconnecter » l’Afrique en montrant que l’évolution des sexualités et des pratiques corporelles se fait souvent, mais pas exclusivement, en regard de valeurs et de normes, souvent politisées, d’autres régions du monde. En outre, en élargissant la réflexion aux techniques corporelles et à la mise en scène de soi, ce panel vise à analyser non seulement la manière dont les corps sont investis et disciplinés par des enjeux et politiques visant à assigner une place aux individus dans l’espace social, mais aussi comment ces derniers habitent, négocient, voire superposent ces « normes ».

Zakia Ahmed (ADESS, Université de Bordeaux)
« Les pratiques sexuelles des femmes mahoraises-comoriennes ou la gestion de l’intime en contexte de mobilité »

Loucineh Guevorkian (CERLIS, Université Paris Descartes)
« Filles “perdues” »

Eve Gianoncelli (CRESPPA-GTM, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)
« Paulette Nardal ou la naissance d’une conscience noire genrée »

Sara Panata (IMAf, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« Les militantes nigérianes se mettent en scène : la politisation du corps habillé à l’époque coloniale tardive (1945–1960) »

Discutant(e)s :
Thérèse Locoh (INED, EUPA)
Gianfranco Rebucini (Université Brunel, Uxbridge, Londres)

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15 janvier 2016 Cinquième session de panels 11h-12h45 Entre passés et présents

Panel 20 – États, nations et frontières (salle 234C)

Alors qu’en leur temps, les décolonisations africaines étaient apparues comme un désir de « faire communauté » à l’intérieur des frontières coloniales, les États-nations post-coloniaux n’ont pas tardé à devenir eux-mêmes la source de nombreux conflits et de querelles. L’autoritarisme, les faibles performances économiques et la prédation des élites gouvernantes n’ont pas permis l’amélioration des conditions d’existence des populations. Il s’en est suivi une crise de légitimité des États, ainsi qu’une exacerbation des replis identitaires, qui hypothèquent l’avenir des jeunes nations africaines, comme l’illustre l’apparition de mouvements irrédentistes et de rebellions armées. Avec la sécession du Sud Soudan et la rébellion touareg au Mali, le mythe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation s’est définitivement effondré, révélant au passage la faiblesse et la déliquescence des États africains post-coloniaux. Ce panel se propose, à partir d’études empiriques, de questionner le processus de construction de l’État-nation en Afrique, ainsi que les facteurs internes ou externes au continent qui conditionnent son « odyssée ». Il interroge aussi les différentes formes de réappropriation ou de remise en cause des États, des nations et des frontières africaines, ainsi que les mobilisations, les discours et les représentations identitaires par lesquels elles s’expriment.

Yves Béringue (IMAf, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« D’une limite intra-impériale à une frontière nationale : exemple de la Guinée et du Mali de 1958 à 1970 »

Guilain Mathe (IEPI, Université de Lausanne)
« Gouvernance rebelle et politique de sécurité : les défis de la recherche de terrain dans les espaces de conflits armés au Nord-Kivu (RDC) »

Richard Oko Ajah (Université d’Uyo)
« Nationalism and African Communal Identity in Marguerite Abouet and Clément Oubrerie’s Aya de Yopoungon »

Silvester Trnovec (Académie slovaque des sciences, Institut des études orientales et africaines)
« Enseignement de l’histoire en Afrique Occidentale Française en 1900-1945. La construction d’une identité ? »

Discutant(e)s :
Rémy Bazenguissa-Ganga (IMAf, EHESS)
Cindy Morillas (LAM)

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15 janvier 2016 Identités et modes de socialisation Quatrième session de panels 9h-10h45

Panel 19 – Le panafricanisme à l’épreuve du tout-monde (salle 253E)

La notion de panafricanisme a fait l’objet de glissements discursifs et géographiques tout au long du XXe siècle. Ce fut successivement le ferment d’une identité noire américaine, le moteur de mouvements de libération anticoloniaux ou le motif d’une solidarité entre États néoindépendants soucieux de leur intégrité territoriale. De la même façon, les modalités de ces panafricanismes ont été multiples : institutionnelles et militantes, élitistes et populaires, artistiques, politiques, économiques… Aujourd’hui, les formes institutionnelles du panafricanisme, telles que l’Organisation de l’Unité Africaine, tendent à s’essouffler, alors qu’un certain nombre de forces et d’évolutions (la fin des « grands récits » après la Guerre Froide, la régionalisation du monde court-circuitant l’échelle continentale, l’affaiblissement des États africains en situation d’ajustement structurel) en ont sapé les principes anciens. Cet essoufflement invite à penser les mutations contemporaines du discours panafricaniste, des savoirs qu’il construit et ses nouvelles modalités d’action au regard des évolutions passées. Il s’agira d’interroger l’adaptabilité du corpus et des imaginaires panafricains à des formes plus classiques de militantisme dans l’histoire. On questionnera également les échelles d’inscription actuelles et passées des panafricanismes pour déterminer si le continent constitue un horizon indépassable ou si les panafricanismes se jouent paradoxalement à d’autres échelles (locale/globale).

Augusta Anata Mawata (Université catholique d’Afrique centrale, Yaoundé)
« Marcien Towa, le fossoyeur du genre Noir »

Antoine De Boyer Des Roches (IMAf, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« De Manchester à la Havane : la trajectoire afro-asiatique du panafricanisme ghanéen. »

Boris Bertolt von Siandje (Université Cheikh Anta Diop)
« Au-delà de l’afropolitanisme. »

Discutant(e)s :
Patrick Awondo (ENS Lyon) (sous réserve)
Karine Ramondy (IRICE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

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15 janvier 2016 Identités et modes de socialisation Quatrième session de panels 9h-10h45

Panel 18 – Lieux de sociabilité et “jeux de société” dans l’espace urbain (salle 244E)

De la fête familiale à la mobilisation politique, les pratiques de la relation à autrui peuvent être plus ou moins marginales ou formelles. Ce panel propose d’aborder les villes africaines sous l’angle de la sociabilité au sens large, en tenant compte de la pluralité de formes que peut revêtir le lien social, pour interroger la capacité des modes de sociabilité urbains à créer un sentiment d’appartenance à la ville. Les communications s’intéresseront à la façon dont les différentes formes de sociabilité rythment la vie urbaine et regroupent des acteurs selon des dynamiques relationnelles multiples (familiales, culturelles, associatives, amoureuses, récréatives, professionnelles etc.). Ce panel interroge les pratiques de la sociabilité, leurs modes relationnels, leurs temporalités, et ce qu’elles disent de l’urbain. De la relation de quartier aux réseaux sociaux de la mégapole, comment les stratégies citadines de formation et d’intégration d’espaces de rencontres (privés, publics, appropriés de façon plus ou moins permanente) reconfigurent-ils la ville ? En étudiant la façon dont les individus et les groupes s’appuient sur leurs pratiques de sociabilité pour se positionner, entre eux, et dans la ville, ce panel s’ouvrira ainsi à une discussion des dynamiques d’inclusion et d’exclusion en contexte urbain.

Sana Benbelli (LADSIS, CM2S, Université Hassan II, Casablanca)
« Les Cafés des quartiers populaires de Casablanca : nouveaux lieux de sociabilité féminine »

Jean-Pierre Kila Roskem (Université de N’Djamena)
« Les nouveaux espaces urbains de vitalité relationnelle : les clubs d’amateurs et lieux d’écoute de musique à N’Djamena (Tchad) »

Jean-Baptiste Lanne (LAM, Sciences Po Bordeaux)
« “La vie de compound”. Étude des jeux quotidiens de sociabilité dans un espace sous surveillance »

Sebastian Prothmann (Université Goethe, Francfort)
« ‘Opportunistic waiting’ and ‘BaayFaalism’. Eclectic situatedness and dexterous tactics to be-in-the-world among young men stuck in temporary immobility in Pikine, Senegal »

Discutant(e)s :
Jean-Luc Martineau (CESSMA, INALCO)
Didier Nativel (CESSMA, Université Paris Diderot)

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15 janvier 2016 Identités et modes de socialisation Quatrième session de panels 9h-10h45

Panel 17 – Espaces du rire et formes de la dérision politique (salle 238C)

Dans le cadre des travaux sur le politique par le bas en Afrique, le rire est surtout perçu comme un défi à l’autorité, un instrument de contestation et de transgression. Pourtant, la dérision peut aussi servir à exorciser la peur et à ce titre être revendiquée et récupérée par les autorités d’un régime répressif, qui la tolère ou l’encourage, voire se l’approprie pour empêcher des mobilisations directes et violentes. Par ailleurs, les frontières de l’humour politique se restructurent en permanence, soulignant la dimension historicisée du rire. Ce panel propose d’étudier les différentes formes du rire : boutades, bons mots, graffitis, caricatures, slogans subversifs ou satiriques, ou plaisanteries irrévérencieuses et grivoises incarnées par la figure du bouffon. Outre l’humour politique, on s’intéressera à toutes les déclinaisons du rire, dans les domaines religieux et sexuels par exemple où il est sujet comme ailleurs à d’importants tabous. D’une manière générale, il s’agit d’interroger le rôle du rire comme signe d’appartenance sociale et comme source ou mode de gestion des conflits, dans le cadre des relations à plaisanterie par exemple. Langage chuchoté ou raillerie assumée, le rire se situe à la charnière de l’oralité et de l’écriture, depuis l’espace public de la rue ou de l’arène politique jusqu’à l’espace privé, en passant par l’espace médiatique.

Mohamed Rafik Benaouda (Université Dr. Yahia Feres, Médéa)
« La tragédie du Roi Christophe d’Aimé Césaire : une pièce écrite dans la durée ? Quand le rire césairien pointe la politique de l’Afrique post-2000 »

Anouar Karra (Faculté des Lettres et des sciences humaines d’El Jadida)
« La poétique du rire en contexte colonial et postcolonial : le cas de Léopold Ferdinand Oyono (Le vieux nègre et la médaille), de Mongo Béti (Le pauvre christ de Bomba) et de Yasmina Khadra (Morituri) »

Sarah Kouider Rabah (Université Ali Lounici Blida 2)
« Le rire par saccade ou l’amère réalité dans Le remonteur d’horloge de Habib Ayyoub »

Discutant(e)s :
Xavier Garnier (THALIM, Université Sorbonne Nouvelle)
Maëline Le Lay (LAM, CNRS)

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15 janvier 2016 Entre passés et présents Quatrième session de panels 9h-10h45

Panel 16 – Imaginaires, pratiques et connexions linguistiques 1 (salle 237C)

Les langues introduites par les anciens empires coloniaux européens (le français, l’anglais, le portugais, l’espagnol) s’entremêlent avec les autres langues du continent, elles-mêmes parfois issues d’anciens empires (à l’instar de l’amharique), ou encore avec l’arabe. Ce panel interroge les pratiques langagières au regard des évolutions, imbrications, rapports de force et interrelations entre les différentes langues usitées, à travers des études de cas linguistiques, historiques, sociolinguistiques, ou des illustrations en littérature et dans les arts. Ces frontières fluctuantes engendrent des rapports de domination, des constructions mythifiées et des investissements identitaires complexes qui dépendent des subjectivités des acteurs, des lieux et de multiples désirs d’appartenance. Les variations linguistiques, comme les rapports de pouvoir symbolique, inscrits dans des contextes mouvants de plurilinguisme et de multilinguisme, rendent par exemple les politiques linguistiques ou les campagnes d’alphabétisation en « langue locale », complexes à harmoniser. Les communications attendues pourront donc analyser les jeux d’échelles et de labilité entre les langues, qui induisent des dynamiques plurielles de bricolage, syncrétisme, rejet et appropriation. Ce panel s’intéressera également au positionnement du chercheur face à l’usage des langues lors du travail de terrain, le choix linguistique constituant un enjeu méthodologique qui détermine tant l’accès au terrain que la production des données.

Béli Mathieu Daila (LaDiPA, Université de Ouagadougou)
« Le français, un habit à la taille du locuteur burkinabè »

Antoine Willy Ndzotom Mbakop (Université de Maroua)
« Communicating in cross-cultural religious groups. The factors of language choice in Protestant Churches in Cameroon »

Komi Simnara (LACITO, Université Sorbonne Nouvelle)
« Du terrain au positionnement épistémologique : une réflexion à partir de l’étude de l’expression des émotions à Kanté (Togo) »

Suzie Telep (CERLIS, Université Paris Descartes)
« Imaginaires linguistiques et construction historique du “Blanc” : le cas du “whitisage” chez des migrants camerounais à Paris »

Discutant(e)s :
Cécile Canut (CERLIS, Université Paris Descartes)
Caroline Juillard (Université Paris Descartes)

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15 janvier 2016 Identités et modes de socialisation Quatrième session de panels 9h-10h45

Panel 15 – Corps, genre(s) et sexualité(s) 1 (salle 234C)

Depuis deux décennies, les études africaines ont pleinement investi les réflexions initiées par les études de genre, que ce panel vise à aborder par le prisme du corps et des sexualités. En abordant les thématiques liées à la prostitution, au concubinage, au mariage, aux pratiques sexuelles, mais aussi à l’homosexualité et à l’hybridité du féminin et masculin, il s’agit d’interroger la construction et l’articulation d’un ensemble de discours et de pratiques de colonisation, d’encadrement et de gestion de l’intime dans les sociétés africaines. Il s’agit aussi de « reconnecter » l’Afrique en montrant que l’évolution des sexualités et des pratiques corporelles se fait souvent, mais pas exclusivement, en regard de valeurs et de normes, souvent politisées, d’autres régions du monde.
En outre, en élargissant la réflexion aux techniques corporelles et à la mise en scène de soi, ce panel vise à analyser non seulement la manière dont les corps sont investis et disciplinés par des enjeux et politiques visant à assigner une place aux individus dans l’espace social, mais aussi comment ces derniers habitent, négocient, voire superposent ces « normes ».

Altaïr Despres (CESSP, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« Au-delà du tourisme sexuel. Amours afro-occidentales et transactions intimes à Zanzibar (Tanzanie) »

Nicolas Faynot (CREA, Université Lumière Lyon 2)
« A propos de sexualité prémaritale et de virginité symbolique à Dakar »

Hayatou Djouldé (LADYRUS, Université de Ngaoundéré)
« Le discours des jeunes camerounais sur les pratiques sexuelles à l’heure de la globalisation : une aperception à partir du magazine 100% Jeunes de l’ACMS »

Hinde Maghnouji (Centre d’histoire sociale de l’Islam Méditerranéen, EHESS)
« Un homme à tout faire : sexualité entre hommes dans un village du Rif (Maroc) »

Discutant(e)s :
Amalia Dragani (LAS, EHESS)
Corinne Fortier (LAS, CNRS)

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14 janvier 2016 Gouvernances et jeux de pouvoirs Troisième session de panels 16h30-18h15

Panel 14 – Intervenir en Afrique (salle 280F)

La notion d’intervention est souvent associée à un rapport de domination unilatéral, qui assigne une inégalité entre l’action d’une organisation et l’objet de son intervention. A l’inverse de cette perspective, ce panel propose de considérer l’intervention comme un processus complexe qui s’articule au niveau local en mettant aux prises une pluralité d’acteurs locaux, nationaux et internationaux. Que le processus d’intervention soit le fait de coopération entre États, de projets menés par des organisations internationales, non gouvernementales ou associatives, ce panel propose d’interroger la répartition des actions liées à la mise en œuvre de l’intervention à l’échelle locale. Si pour le discours politique international, le casque bleu africain intervenant en Afrique, ou encore la nationalisation des ONG, est devenu l’horizon idéal de l’intervention, qu’en est-il des normes ethno-raciales, de genre, de religion ou même de classe dans ce processus, ainsi que dans sa mise en œuvre ? Les études, issues de toutes les disciplines, permettant de rendre compte de la mise en œuvre de l’intervention dans sa complexité, et fondées sur des terrains ethnographiques de longue durée ou un travail d’archive, seront valorisées.

Morgane Anziani-Vente (Université de Fribourg, Université de Bayreuth)
« Luttes de conceptions autour des projets d’accès à l’eau potable au Bénin »

Vanessa Pedrotti (IMAf, Aix-Marseille Université)
« La léproserie St-Antoine à Harar (Ethiopie) : un établissement missionnaire, médical et humanitaire »

Charlotte Torretti (LAM, Université de Bordeaux)
« L’émergence de territoires hydrauliques en Ouganda : enjeux de pouvoir et projets d’irrigation »

Aurore Viard-Crétat (Centre Alexandre-Koyré, EHESS)
« La candidature camerounaise pour le programme forestier Redd+ de la Banque Mondiale, entre appropriation et extraversion »

Discutant(e)s :
Fanny Chabrol (IRIS, EHESS)
Philippe Lavigne-Delville (GRED, IRD)

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14 janvier 2016 Troisième session de panels 16h30-18h15 Un continent au coeur des mondialisations

Panel 13 – Géopolitiques globalisées (salle 253E)

Quand il est question de mondialisation, le continent africain est souvent considéré comme marginal dans les discours médiatiques et institutionnels. Pourtant, des grandes découvertes à nos jours, l’Afrique est restée au cœur de nombreuses dynamiques politiques et économiques imbriquées à différentes échelles. Elle ne peut être réduite à un simple récipiendaire de l’aide internationale. Son urbanisation accélérée, la croissance de ses populations et le marché qu’elles représentent, ainsi que l’augmentation rapide de certains PIB du continent, en font un acteur clé de la globalisation actuelle. Les investissements des organismes et bailleurs classiques du développement deviennent inférieurs à ceux des réseaux transnationaux africains. Certaines impulsions économiques complexifient les accords bilatéraux entre les Etats africains et le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine ou les pays dits développés, multipliant les « stratégies d’extraversion ». Les enjeux de sécurité internationale et de ressources minières renforcent également le rôle stratégique de l’Afrique sur l’échiquier mondial, tandis que l’usage des nouvelles technologies révèle des logiques socio-politiques aux ancrages démultipliés. Ce panel propose d’interroger les processus géopolitiques globalisés autour et sur le continent africain. Quelle est l’actualité des notions « Sud », « Nord » ou « régions émergentes » au regard de l’Afrique? L’idée selon laquelle les contours de l’ordre mondial seraient tributaires des BRICS et des pays dits développés est-elle mise en difficulté ?

Xavier Aurégan (FMSH, CIRAD, CQEG)
« La Chine : acteur de la reconfiguration géopolitique du continent africain »

Clément Cayla-Giraudeau (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
« Coopération militaire et détricotage du cocon postcolonial à Djibouti, 1999-2013 »

Ezgi Güner (Université de l’Illinois)
« Turkey’s “Opening to Africa”: Neo-Ottmanism, Islam and Global Capitalism »

Yumiko Yamamoto (CERI, Sciences Po Paris, Fondation France-Japon, EHESS)
« La montée en puissance de la Chine et de l’Inde en Afrique par l’aide et leurs conséquences sur la politique africaine du Japon »

Discutant(e)s :
Raphaëlle Chevrillon-Guibert (PRODIG, IRD)
Sadio Soukouna (MIGRINTER, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)